Decaux Kévin : « notre plus grand adversaire ça sera nous même ».

 Présentez-vous en quelques mots pour que les internautes sachent qui vous êtes ?
Je m’appelle Kévin Decaux, j’ai 32 ans. Je suis originaire de Cergy St Christophe dans le Val d’Oise (95) ou j’ai commencé à pratiquer le handball. Suite à trois ruptures des ligaments croisées au même genou, j’ai du abandonner la pratique du handball en tant que joueur. Je me suis donc reconverti dans le coaching où j’ai baroudé pour me former sur le terrain dans divers clubs (Monaco, Luxembourg, Paris Saint-Germain). J’ai eu l’occasion d’entrainer au niveau national masculin et féminin en France (Chambly, Dreux, Mantes la Jolie).

Depuis combien d’années entrainez-vous l’équipe nationale de la Guinée ? Et pourquoi avoir choisi cette nation ? Qu’est-ce qui vous a donné l’envie ?
Depuis 4 ans je suis devenu Manager Général et sélectionneur national de l’équipe nationale de Guinée. Depuis 2 ans je me consacre entièrement à l’équipe nationale et n’entraine plus en club afin d’atteindre un meilleur rendement. Cumuler les deux fonctions sont très difficile si on veux pas négliger nos missions.
Suite à plusieurs propositions de nations africaines la fédération Guinéenne de handball, avec son président Paye Camara Mamadouba m’a convaincu du projet sur la durée avec de grosses ambitions qui se traduisent aujourd’hui. Je pense sincèrement avoir fait le meilleur choix. J’ai donc été nommé.
Ce qui m’a donnée l’envie est de bâtir et de grandir avec cette nation qui n’avait pas de sélection Sénior à l’époque, la Guinée était très peu connue. Au jour d’aujourd’hui la Guinée est rentrée dans le paysage du handball africain avec la 7ème place de la meilleur nation africaine.

Quel est le palmarès de l’équipe nationale de Guinée depuis ses débuts ?

La Guinée est une nation émergente du handball. Nous sommes passer de la 22ème place à la 7ème place au niveau féminin et de la 37ème place à la 11ème place au niveau masculin actuellement au niveau continental, c’est pour vous dire l’évolution positive. Nous avons gagné le dernier challenge Trophy des moins de 21 ans face aux Sénégal féminin et avec les garçons qui ont d’ailleurs déjà gagnés cette compétition. Nous avons participé il y a 2 ans à notre première CAN sénior féminine en Algérie ou nous nous sommes inclinée en quart de final face à l’Algérie.

Comment et depuis quand avez-vous préparé l’échéance de la 22ème Coupe d’Afrique des Nations qui débute fin novembre ?
Nous travaillons avec un groupe renouvelé depuis 1 an et demi ou nous avons fait trois stages Soisson, Cergy Pontoise, Oujda Maroc. Nous avons gagné notre premier tournoi international à Oujda au Maroc. 

Que représente pour vous et votre équipe cette participation à la CAN ? Est-ce la seule échéance de l’année ?
Pour la Guinée et toutes les nations africaines, la CAN représente la meilleure compétition continental avec une exposition médiatique et surtout un challenge sportive de haut niveau avec des équipes comme l’Angola et la Tunisie. La CAN est qualificative pour la Coupe du Monde.
Non c’est pas la seule échéance sportive de l’année, il y a les Jeux Africain qui ont lieu tout les 4 ans. Il y a aussi les Jeux de la CEDEAO. Il y a également toutes les compétions Jeunes (Challenge Trophy, CAN Juniors et cadets). Le programme est bien chargé !


Comment créer une cohésion au sein de votre groupe en si peu de rassemblement ?  
Le travail de cohésion est très important malgré le peu de stage effectué les joueuses se connaissent pour la plupart car elles jouent à 90% en France. Elle se croissent souvent sur les parquets. Maintenant de mon côté je mets un maximum d’intensité dans les stages pour les mettre à rude épreuves, les soumettre à la solidarité pour s’accrocher. Mais avant toute chose elles sont fière de jouer pour le pays, cela leurs donnent des ailes et se retrouvent dans cette objectif
collective.

 

Avez-vous un objectif bien précis pour cette compétition ? Nos objectifs sont de faire mieux que la précédente CAN donc je serais ravi de faire une demi-final !

Quels sont vos adversaires que vous redoutez le plus ?
On respect tous les adversaires, maintenant je pense que l’Angola est l’équipe à abattre car elle joue chez elle devant sont public. Elle sort de magnifique Jeux Olympique, elle est revancharde et bien évidement elle veux récupérer son titre continental. Concernant notre plus grand adversaire ça sera nous même.

Merci à Kevin Decaux d’avoir pris le temps de répondre à mes questions, on lui souhaite bonne chance à lui et son équipe pour la Coupe d’Afrique des Nations 2016 !

Pauline – Confidences de Sportifs 

Laisser un commentaire