Olivier Pain : « rouler seul sur mes 2 roues au milieu de nulle part »

Présentes-toi pour que les internautes sachent qui tu es ?
Olivier Pain, j’ai 36 bientôt 37 ans. Originaire du cœur du Poitou-Charentes. Pilote de rallye raid. J’ai participé 11 fois au Dakar avec 9 arrivées sur 11 et une 3ème place en 2014. À côté de tout ça je suis directeur commercial.

De quel milieu viens-tu avant de te lancer dans l’aventure du Dakar ?
J’ai commencé la moto à l’âge de 5 ans dans mon jardin. J’ai démarré la compétition à l’âge de 15 ans avec des courses de moto-cross. Puis je suis passé à l’enduro. J’ai intégré en 2002-2003 l’équipe de France d’enduro avec quelques saisons en Europe et mondiale. J’ai eu la chance grâce à un jeu concours d’avoir l’opportunité de participer à mon premier Dakar avec le team Euromaster !

 

 

Quel est ton bilan de cette 40ème édition ? Sans assistance cette fois-ci ! Peux-tu préciser les particularités ?
Cette année c’était un peu particulier j’avais fait les éditions de 2006 à 2016. J’ai fait l’impasse sur 2017 c’était un peu compliqué pour repartir, il manquait un peu de motivation, j’étais seul, j’avais besoin de faire un break. Cette année pour les 40 ans, le parcours présenté avec le retour au Pérou m’a donné envie. J’ai toujours eu la chance de partir avec assistance mais ça ma déjà traversé l’esprit de partir sans assistance. Cette catégorie là est traditionnelle nous n’avons pas le droit d’aides et d’une assistance extérieure le soir. Seul l’action du pilote, des conseils d’une personne extérieure et d’un autre pilote de la même catégorie sont autorisés.
On peut transporter des pneus et récupérer des pièces dans des camions d’assistance. On dort dans une tente et on a juste une malle pour mettre tous nos outils.

 

 

11 participations au DAKAR, ce sont des défis plus que remplis ?
C’est toujours une aventure de partir sur un Dakar quel que soit le nombre qu’on en a fait après tout dépend les objectifs qu’on se fixe, rien que de le finir c’est un gros défi. Cette année on a retrouvé surtout un vrai Dakar qui était plaisant varié et dur. Le Pérou a fait vraiment du bien c’était vraiment top il manquait ça sur les 3 dernières éditions.

On t’a vu tout au long des étapes très présent sur les réseaux sociaux est-ce un point important ?
Pour moi c’est même essentiel de faire voyager ceux qui restent ici à travers notre aventure. On se retrouve tout seul, ce qui me plait c’est emmener du monde derrière moi. C’est une aventure qui reste grand public et des personnes qui ne sont pas forcément du milieu. Ça transporte beaucoup plus de monde que le milieu de l’enduro ou motocross. On essaye de prendre des images de temps en temps et de transférer ça vers la France.

 

 

Comment se passe l’after rallye ? Le retour à la réalité ?
C’est toujours un peu compliqué : Il faut reprendre ses marques c’est vrai qu’on est un peu coupé du monde pendant pratiquement 3 semaines (il y a aussi la semaine de préparation avant). En étant dans la catégorie Challenge (sans assistance) pas vraiment le temps de s’informer. En rentrant ça fait plaisir de revoir un peu tout le monde et fêter ça ! On a toujours un peu le stress de l’accumulation de ce qui a eu pendant les semaines d’absence. Puis un peu de repos et c’est reparti !

As-tu pensé d’y participer dans une autre catégorie comme un certain Cyril Desprès ?
Oui bien sur ! Mais la voiture c’est un autre budget c’est un peu compliqué. Si vraiment il y a l’opportunité de partir avec quelqu’un ou même en temps que copilote car la navigation c’est quand même mon point fort. Mais ce qui m’a plu c’est de repartir cette année rouler seul sur mes 2 roues au milieu de nulle part.

 

 

As-tu un porte bonheur qui te suit à chaque étape ?
Je suis pas très superstitieux mais cette année j’en avais un. Mon fils m’avait fait avant de partir un pompon et sa grand-mère aussi ! Le but c’était de les accrocher sur la moto sans en perdre un c’était un peu un jeu concours entre les 2. Ce sont des petits trucs comme ça qui rappellent aussi la famille dans les moments durs !

 

Un petit mot pour tes sponsors ?
Je remercie les partenaires ! Il en faut pas mal, j’en ai plus d’une quarantaine ça va être compliqué de tous les citer. Les copains ont mis la main à la patte. Le moindre petit coup de main pour la moto, bricoler et préparer des choses. Jusqu’au plus gros sponsors qui nous aident financièrement pour la préparation de la moto et l’inscription. J’espère que si je retente l’aventure ils seront toujours là.

Merci à Olivier d’avoir partagé et échangé autour de son aventure du Dakar ! Peu-être à l’année prochaine ? 

Pauline – Confidences de Sportifs

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