Camille Serme : « c’est la force mentale qui peut faire la différence »

Présentes-toi pour que les internautes sachent qui tu es ?
Bonjour, je m’appelle Camille Serme, j’ai 28 ans. Je fais du squash depuis que j’ai 7 ans, je suis actuellement numéro 1 française et 5 mondial.

Racontes-nous un peu ton parcours jusqu’ici ?
J’ai commencé le squash à l’âge de 7 ans à l’US Créteil avec Philippe Signoret. Je suis restée fidèle à mon club et à mon entraineur depuis tout ce temps. Nous avons gravi les échelons ensemble: championne de France dans toutes les catégories juniors, 3 fois championne d’Europe junior et 2 fois vainqueur du British Junior Open (l’équivalent du championnat du monde pour les jeunes). Puis en senior je suis 9 fois championne de France, 6 fois championne d’Europe, vainqueur du British Open, de l’US Open et du Tournoi des Champions à New-York (équivalent des Grand Chelem en tennis). J’ai eu la chance de pouvoir suivre mes cours de lycée et université à l’INSEP et j’ai obtenu un diplôme de journalisme il y a 4 ans et demi.

 

 

 

Quelle est la place du mental dans ton sport ?
Le mental est très important au squash, mais comme dans beaucoup de sports je pense. En revanche au squash nous partageons le même terrain, le même espace, donc mentalement il faut éviter de montrer trop d’émotions à son adversaire. Dans le top 5 / 10 mondial, nous sommes toutes à peu près au même niveau technique et physique. C’est la force mentale qui peut faire la différence à la fin.

Quelle est la particularité de ton jeu ?
J’ai développé un jeu à la volée efficace, même si je peux encore l’améliorer. J’aime attaquer, jouer un jeu rapide, mais j’ai appris à adapter mon jeu en fonction de mon adversaire, c’est la clé. Chacune a ses spécificités, il faut savoir s’adapter.

 

 

La pratique du Yoga et du Pilates peut faire la différence ?
J’ai commencé le Pilates il y a quelques années à cause de problèmes au dos. Il fallait que je renforce cette zone ainsi que ma ceinture abdominale, et rien de mieux que le Pilates pour travailler les muscles profonds ! Pour le Yoga, j’ai démarré il y un an et demi : je voulais aller plus loin dans la gestion de mes émotions. Même si j’avais déjà un préparateur mental, je voulais essayer le Yoga pour avoir encore plus d’outils. Cela m’a aussi permis de travailler ma souplesse, chose très importante au squash.

Sur certaines compétitions être face à des adversaires masculin est-ce un avantage ?
Jouer contre des hommes me pousse vers le haut. Physiquement ils sont plus endurants, plus rapides, donc les échanges durent plus longtemps. Ils ont aussi plus de puissance, la balle va plus vite. Donc plus je m’entraine avec eux, plus je me dis que le jeu des filles me paraitra « facile » après.

 

 

Pour fêter un titre, plutôt champagne ou jus de fruit ?
Champagne, une petite coupe, ça ne fait pas de mal !

Te verras t’on au JO de Paris 2024 ?
J’en rêve! En tout cas, si le squash devient un sport Olympique, je ferais tout pour y participer en 2024!

D’autres sports de raquettes que tu pratiques ?
Le tennis ou le padel parfois l’été, quand je suis en vacances. Mais j’aime tous les sports de raquettes en général, le tennis de table et le badminton aussi.

Merci à Camille d’avoir partagé quelques minutes, son parcours, son quotidien et ses ambitions !

Pauline – Confidences de Sportifs

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