Jérémy Nicollin : « Les J.O c’est mon objectif principal »

Présentes-toi pour que les internautes sachent qui tu es ?
Jérémy Nicollin, 26 ans. Je suis sportif de haut niveau en athlétisme, plus précisément en lancer de javelot.

Pourquoi avoir choisi le javelot ? Comment as-tu débuté ?
Mes parents entrainent l’athlétisme dans le club de Saint-Claude où j’ai grandi. Je l’ai donc toujours pratiqué. Malgré ça je me suis essayé à beaucoup de sports (gymnastiques, football, rugby, basketball, ski…). Après 3 ans de basket à haut niveau en minime et cadet 1, j’ai décidé d’arrêter car l’ambiance ne me convenait pas. Je suis rentré chez mes parents et j’ai repris l’athlétisme. J’ai alors pratiqué un peu toutes les disciplines. Et avec mon compère d’entrainement Charly Guyetand nous nous dirigions vers le décathlon avec comme point fort le lancer de javelot. À ce moment là, j’ai eu 2 ruptures coup sur coup du ligament croisé antérieur au genou droit ce qui m’a écarté des stades pour mes 2 années de Junior et en reprenant j’étais plus attiré par le lancer de javelot car c’est là que j’avais les meilleures sensations. J’ai donc commencé à me consacrer à cette discipline à 100% durant mes années espoir.

Comment juges-tu ta saison dernière ? Les objectifs pour celle qui arrive ?
Ma dernière saison a été très compliquée. Ma préparation a été très courte à cause d’une opération, j’ai donc attaqué ma saison très tard (en Juin). J’ai alors eu tout de suite des problèmes de dos, mon corps n’était pas vraiment prêt. Au fur et à mesure que la saison avançait je perdais de l’amplitude dans mon geste car je me protégeais sans le vouloir, mes performances ont donc baissé petit à petit. Malgré l’envie je prends la 2ème place des championnats de France Elite avec un médiocre 68m qui clôturera ma saison. Le point positif restera ma sélection pour les championnats d’Europe par équipe à Lille avec une belle 3ème place par équipe.

Porter les couleurs de l’équipe de France, que cela représente ?
C’est une fierté, un accomplissement et il y a toujours une super ambiance en équipe de France. Porter ce maillot est motivant et ça permet de se transcender pour battre ses records. Ma première sélection en 2016 s’est très bien passée avec une 2ème place à la coupe d’Europe hivernale des lancers. Ma 2ème sélection un peu moins à Lille pour les championnats d’Europe par équipe, même si l’équipe termine 3ème, pour ma part je n’ai pas été bon techniquement ce qui fait que j’ai lancé à seulement 70m alors que j’avais plus de 75m dans l’épaule ce jour-là malgré mes douleurs au dos… La prochaine étape maintenant c’est de décrocher des sélections individuelles pour les grands championnats.

Allier puissance et technique comment travailler ça à l’entrainement ?
Pour lancer loin le javelot il faut effectuer un gros travail de musculation, de renforcement spécifique et de gainage afin de gagner en puissance et aussi avoir un corps capable de tenir toutes les tensions et les chocs qui vont avec la discipline. Cette puissance ne sert à rien si elle n’est pas bien transmise au javelot, donc en parallèle on travaille beaucoup la technique, que ce soit l’éjection ou la course d’élan. Un bon lancer de javelot c’est une course d’élan où l’on accélère sur chaque appui avec un rythme de plus en plus rapide pour arriver au moment de l’éjection en ayant un placement parfait afin de transmettre toute cette énergie acquise pendant la course d’élan jusque dans le javelot grâce à un mouvement de lancer ample et fluide.

As-tu les JO de Tokyo en 2020 dans un coin de ta tête ?
Biensûr ! Les J.O c’est mon objectif principal, c’est ce pourquoi je cravache 2 fois par jour à l’entrainement, c’est mon rêve. En revanche les J.O c’est dans 3 ans maintenant, donc entre temps ce serait déjà bien de décrocher des sélections pour les championnats d’Europe et les championnats du Monde. Je suis confiant par rapport à mes capacités et ma marge de progression, j’ai également pris le temps de me soigner après ma saison 2017. Pour atteindre le niveau de performance requis pour les J.O (83m pour Rio en 2016) il y a encore du travail à accomplir, physiquement j’ai ce qu’il faut mais techniquement j’ai encore une très grande marge de progression.

Un mot pour la fin ?
Merci à « Confidences de sportifs » pour cette interview. Pour ceux qui veulent suivre mon parcours rendez-vous sur mon Instagram « jeremynicollin ». Rendez-vous en 2020 !

Crédits Photos : Alexis Gaboreau 

Merci à Jérémy d’avoir pris le temps d’échanger à propos de sa saison, sa passion et ses objectifs !

Pauline – Confidences de Sportifs

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